KASAÏ CENTRAL/AFFAIRE BENA KABIYE : LE PRÉSIDENT DU TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE ET SA COMPOSITION AUX ARRÊTS AU PARQUET GÉNÉRAL PUIS MAP.

L’appareil judiciaire du Kasaï Central est secoué depuis ce jeudi par un rebondissement spectaculaire dans le dossier du groupement de BENA KABIYE, territoire de Dibaya.

Au cœur de l’affaire : le conflit de pouvoir coutumier qui oppose le chef TSHIKELE BALANGANAYI à son frère, MUAMBI TSHITOKO, pour le contrôle du groupement de Bena Kabiye.

Arrêté depuis le 15 mai 2026 dans le cadre de ce conflit coutumier, le chef Tshikele Balanganayi avait été transféré à la prison centrale de Kananga.

Après plusieurs audiences de confrontation et d’audition des témoins, son collectif d’avocats a introduit une demande de mise en liberté provisoire, motivée par l’état de santé de leur client qui nécessitait des soins appropriés.

La demande a été jugée recevable par le Tribunal de Grande Instance de Kananga qui s’est également appuyé sur les attestations médicales des médecins de la prison centrale de kananga ou le chef est incarcéré.
Une caution de 730.000 Francs Congolais a été versée à CADECO en passant par la DGRAD, et le Président du Tribunal aurait pris une ordonnance accordant la liberté provisoire au chef coutumier.

Coup de théâtre : la décision contestée.

Contre toute attente, la décision du TGI a été contestée. Selon nos sources, c’est le Substitut du Procureur Général (SPG), qui assurerait l’intérim du Procureur Général en mission de service, qui aurait suspendu l’exécution de l’ordonnance de mise en liberté provisoire et qui dit avoir déceler quelques faiblesses dans la décision du TGI.

Dans la foulée, le Président du Tribunal de Grande Instance de Kananga et les membres de la composition ayant siégé dans cette affaire ont été invités au Parquet Général. Entendus sur procès-verbal, ils auraient ensuite été placés en détention au cachot du Parquet Général Puis MAP dans la prison centrale de kananga tard, la soirée.

Une mesure exceptionnelle qui a créé une onde de choc au sein de la magistrature et de la société civile du Kasaï Central ce jeudi.

Cette affaire judiciaire intervient dans un contexte de forte tension à Bena Kabiye. Il y a environ trois mois, David Muambi Tshitoko a été intronisé et officiellement présenté à la population du village Tshikele comme nouveau chef de groupement.

Le dossier Balanganayi est donc devenu éminemment sensible, à la croisée du droit coutumier et du droit moderne.

Pour plusieurs observateurs à Kananga, cette arrestation des juges du TGI est du jamais vu et pose la question de la séparation des pouvoirs et de l’indépendance surtout dans le cas sous Examen ou le détenu se trouve dans un État critique. Certains Estiment que la liberté provisoire c’est un droit sur tout que la fuite de l’autorité coutumiere en détention ne pas à craindre….

Certains n’hésitent pas à évoquer une « main noire politique » qui tenterait de s’immiscer dans ce dossier de chefferie coutumière très disputée.

Pour l’heure, aucune communication officielle n’a été faite ni par le Parquet Général près la Cour d’Appel du Kasaï Central, ni par le Tribunal de Grande Instance.

Donat Alfred KADINDU

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