Trois jours après la date officielle de la rentrée scolaire qui était fixée au 1 septembre 2026, les écoles du territoire de Dibaya restent désespérément vides. Les professionnels de la craie maintiennent leur grève et exigent le paiement de leurs arriérés de salaire.

Comme ils l’avaient fermement annoncé lors de leur assemblée générale du mardi 25 août dernier, les enseignants sont restés intransigeants. Ils conditionnent toute reprise des cours au versement préalable de leurs salaires des mois de juin et d’août 2026.
Sur le terrain, le constat est amer : aucune effervescence habituelle de rentrée n’est observée. Les cours de récréation sont désertes et le climat reste figé.
Ce mouvement de grève sec démontre que les appels à la reprise formulés par les autorités éducationnelles locales n’ont pas trouvé d’écho. La grande réunion préparatoire convoquée le samedi 29 août par le Sous-Proved a.i. de Dibaya 1, Crispin Lufu Ngandu, qui espérait une « rentrée apaisée », n’a visiblement pas suffi à calmer la colère de la corporation enseignante, déterminée à obtenir gain de cause.
Pour l’heure, l’impasse est totale, et ce sont les milliers d’élèves de Dibaya qui en paient le prix fort en ce début du mois de septembre.
Par Boniface Mputu
